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Une maison à leur image

Le 11 janvier 2018

Rêves d’Intérieurs – Edition 2012

Photos : Cécile Langlois

Ce couple voulait une demeure qui leur ressemble. Qu’à cela ne tienne, ils l’ont construite. Depuis un an désormais, ils y vivent avec leurs trois enfants et elle correspond en tous points à leurs attentes.

Il faut souligner qu’il s’agit de leur troisième maison... Autant dire que l’expérience aidant, les propriétaires savaient évidemment ce qu’ils voulaient et surtout ce qu’ils ne voulaient pas. L’idée générale était un espace moderne en parfaite harmonie avec leurs goûts. Avec l’aide du cabinet d’architecte LBLF à la Roche-sur-Yon, ils ont posé sur papier ce qui est, aujourd’hui, une superbe construction d’une surface de 350m2. Comme monsieur est un peu de la partie, c’est lui qui a suivi l’avancée des travaux. Il y a même mis sa patte en dessinant, entre autres, l’escalier qui mène aux chambres des enfants. Pas d’enchevêtrements inutiles, au rez-de-chaussée, les pièces s’alignent les unes après les autres pour offrir un espace pratique et facile à vivre. La cuisine a fait l’objet de toutes les attentions. Madame avait une exigence première : pas d’ouverture directe sur la salle-à-manger. Une porte coulissante sépare donc les deux endroits. Discrète et esthétique à la fois, elle permet de cacher l’éventuel désordre de ce lieu de vie. Chaque décision s’est appuyée sur une documentation fournie. Madame confie même avoir feuilleté une multitude de magazines de décoration afin d’y pêcher des idées. Bien qu’ayant quelques idées précises sur l’aménagement de leur cuisine, voulant surtout un espace confortable et une grande sobriété, ils en ont confié l’aménagement à un grand spécialiste du genre : Bulthaup. L’idéal pour éviter toute fausse note et profiter des conseils et du savoir-faire.

Ouverte sur le jardin avec de larges baies vitrées, la clarté naturelle de la pièce est accentuée par un mobilier blanc au design épuré. Pas de poignées apparentes, des façades laquées... Seul le plan de travail noir se prolongeant en table de cuisine crée un contraste dans cette pièce à la blancheur étincelante. Le coin repas placé au milieu peut accueillir toute la famille de manière conviviale et facile. L’univers y est moderne dans les moindres détails... Des sièges italiens, des suspensions discrètes, tout est de même tonalité. Matériaux stratifiés, chants soudés... Le mobilier allie finesse et robustesse. L’électroménager, les appareils techniques, ont été choisis avec l’aide du cuisiniste dans la gamme Gaggenau pour un mariage harmonieux. Ici, rien ne heurte le regard. La décoration est homogène. Les pièces à vivre sont d’ailleurs toutes recouvertes du même carrelage gris de chez Porcelanosa qui donne au sol un style béton ciré.

D’une grande simplicité, le salon ouvre sur la salle-à-manger et sur l’entrée. Tout en nuance, ici aussi, le gris et le blanc dominent. Canapé, fauteuils et meubles sont issus de la collection Ligne Roset trouvés chez le décorateur Billaud. Seule exception colorée dans cette maison moderne et délicate à la fois, le mur et le couloir qui longent l’escalier. La maîtresse de maison a totalement craqué pour un rose flamboyant, une fantaisie pleine de douceur. Profiter de leur maison été comme hiver, c’était la volonté de ce couple. Alors, pour parfaire cet endroit fonctionnel et joli, ils y ont installé une piscine intérieure, conçue par Espace Pis- cine, qui aux beaux jours, est baignée des rayons du soleil. Moderne et sobre, l’endroit est tout simplement ce qu’ils avaient imaginé.

 

BULTHAUP à La Roche-sur-Yon - Loizeau Eric Electricien à La Roche-sur-Yon
 - LBLF architectes Laure Brousseau et Laurent Feinte à La Roche-sur-Yon - Espaces Piscines à La Roche-sur-Yon et Sallertaine -Le Duramen à La Chaize-le-Vicomte

Essence baroque et esprit contemporain

Le 10 janvier 2018

Rêves d’Intérieurs – Edition 2012

Photos : Cécile Langlois

Textes : Jenny Launay

En 2005, Sandrine et William souhaitaient quitter le centre-ville des Sables-d’Olonne et cherchaient l’endroit idéal pour créer l’atmosphère de leurs rêves. C’est non loin du lac de Tanchet et du quartier des Présidents, qu’ils ont déniché une petite villa ancienne, qui ne demandait qu’à devenir grande.

L’architecte Frédéric Périot a été mandaté pour multiplier les volumes de l’habitation. Le couple désirait préserver et moderniser les vieilles pierres, mais aussi bénéficier de grandes pièces de vie, lumineuses. Avec une entreprise à gérer, de nombreux voyages d’affaires, deux petites filles et beaucoup d’amis à recevoir, les propriétaires devaient trouver la réponse à de multiples exigences. Les soixante mètres carrés au sol plus étage et grenier, du départ, ont trouvé leur extension dans le grand jardin, sur l’arrière de la demeure, laissant tout de même la place pour une piscine. Le maître de maison explique : « Au dos de la maison, il y avait deux pignons, en les voyant l’architecte a eu l’idée de génie de les garder, puis de les prolonger vers l’arrière. Cela donne toute son originalité au projet et un style unique ! » Trois années de travaux ont suivi, pour aboutir au résultat voulu. Une fois les choses rentrées dans l’ordre, cette « fondue » de la couleur rose s’en est donné à cœur joie avec sa teinte fétiche pour créer une ambiance éclectique, comme une traversée des siècles, interprétée au goût du jour.

Le rez-de-chaussée de l’ancienne maison a été astucieusement redistribué, à l’aide de séparations métalliques qui seront ultérieurement habillées par des panneaux de verre colorés réalisés par SOCOM à Olonne-Sur-Mer. Ainsi dès l’entrée, les enfants, deux fillettes, disposent de leur mini royaume. Elles peuvent accueillir leurs copines dans un véritable petit salon de jeu et profiter à loisirs d’un univers « so much girly ! » La partie gauche de ce nouvel espace d’accueil est organisée en bureau, y trônent deux meubles marins à tiroirs (Normandy, spécialiste à Brest du mobilier de paquebot) destinés à accueillir les papiers. Sur tous les sols de la maison, William a posé et poncé des planches de volige en pin, que Sandrine s’est ensuite chargée de les teinter et huiler. Le passage par une porte à imposte en mosaïque de verre, importée d’Inde, transporte l’imagination vers un lointain passé colonial. Le plan totalement ouvert qui distribue les espaces dédiés à la réception et aux repas laisse la lumière entrer à flots. L’organisation de l’ensemble, arrangé dans un style « baroque mais light ! » dixit Sandrine, permet de profiter pleinement des choix décoratifs effectués par les occupants. Tous les plafonds ainsi que les murs de la chambre parentale ont été peints par la société Patrick Burneleau de la Mothe Achard. Puis Sandrine a appliqué les patines colorées dans les tons prune et brun. La dynamique de l’escalier tournant en fer, fait sur mesure, attire irrésistiblement le regard alors que l’imposante hauteur de plafond est atténuée en douceur grâce à une multitude de lustres à pampilles. Ici et là sont déposées des malles en cuir, dégotées par Sandrine au fil de pérégrinations chineuses, comme un appel au voyage. Le regard suit son chemin en direction des nombreuses baies embrassant le jardin, à la rencontre des palmiers qui s’épanouissent au sud-est de la maison, laissant flotter un parfum d’exotisme.

Les radiateurs anciens ont été trouvés chez un brocanteur de Montreuil et peints de la même teinte que l’escalier. La dimension intemporelle de l’ensemble est préservée grâce aux meubles de métier De Kercoet qui jalonnent l’espace voué aux repas. Quatre chaises blanches en acrylique offrent un contrepoint tonique et actuel au meuble massif, servant à la fois de bar, de plan de travail et d’évier. Les accessoires inox de la cuisine ont été soigneusement sélectionnés par le maître des lieux qui officie là dans son domaine exclusif. Avec ses origines, à la fois Basques et Béarnaises, William aime concocter des petits plats pour toute la famille, mais aussi accueillir les copains « pour une bonne bouffe à la maison en regardant un match de rugby, par exemple ». Une judicieuse association entre un réfrigérateur élégamment revêtu de boiseries provenant du brésil et une table ornée de vaisselle originale, création de l’Italien Seletti, crée un lieu convivial. En point d’orgue à la contribution de l’ambiance hospitalière, l’étagère à bouteilles de vins de Kercoet reste bien garnie et visible, non loin de la table.

En arrivant au premier étage, une pause est suggérée par un fauteuil club, fabriqué par le Corrézien Bournas, et un palier de verre permet de voir le rez-de-chaussée. C'est ici que s'installe l'espace parental, dans le blanc éclatant des murs et des sols, en volige peinte toujours.  L'absence de cloison met en valeur la simplicité des lignes, imprégnées de luminosité naturelle. Les fonctions douche, dressing et bain s'articulent audacieusement dans la pièce, simplement délimitées par les accessoires. Indépendante, la baignoire aux courbes sophistiquées suggère des moments de contemplation à l'heure du bain. Le soir venu, les stores intérieurs vénitiens en bois apporteront l'intimité.

Les filles recèlent bien des secrets de princesses dans leurs royaumes respectifs, séparés par une salle de bains. Les meubles d'enfants ont été trouvés chez Blanc d'Ivoire. Plus haut encore, transformés en chambre d'amis, les combles ont gardé le charme délicat des temps anciens. L'élégance romantique du blanc, déclinée avec du linge signé Yves Delorme, apporte un cachet supplémentaire d'authenticité.

Jardin : mobilier, chaises et tables FERMOB à retrouver à la Menuiserie ou à Villa d’Azur à Challans ou Noirmoutier.
Le sol en grès blanc PORCELANOSA.

Peinture : Patrick Burneleau à La Mothe-Achard.
Meubles de métiers et chaises, www.dekercoet.com, à retrouver chez Meubles Ledoux à la Roche-sur-Yon.

Mobilier enfants : BLANC D’IVOIRE chez UN JOUR, UNE MAISON au Château d’Olonne. Architecte Frédéric Périot, aux Sables-d’Olonne.

Panneaux de verre, SOCOM à Olonne-sur-Mer.

 

D’un passage à l’autre

Le 4 décembre 2017

Rêves d’Intérieurs – Edition 2017

Textes : Valérie Samouel

Le passage Pommeraye est né de la volonté d’un homme. Le quartier est alors insalubre. Pommeraye et son associé Guilloux achètent les terrains environnants et neuf immeubles pour créer une galerie surmontée d’habitations sur un terrain dénivelé de 9,40 mètres. Prouesse architecturale mais aussi gouffre financier et turbulences juridiques caractérisent ce chantier.

Le passage est inauguré en juin 1843 après trois ans de travaux. La bourgeoisie nantaise s’entiche du lieu qui rivalise avec les passages parisiens du XVIIIème siècle.

La crise économique de 1848 et les dépenses engagées apportent la faillite du passage et la ruine de Louis Pommeraye. Le passage a survécu, connu des heures prospères et d’autres moins, des restaurations plus ou moins réussies. Il a toujours conservé son rôle identitaire pour les Nantais. Nombreux sont les artistes qui s’en sont inspirés, tel l’enfant du pays, Jacques Demy. Aujourd’hui, une nouvelle page de son histoire s’écrit, avec l’ouverture d’un nouveau passage qui vient se raccorder à l’ancien.

Parquets et pose des marches : Le Parqueteur Vendéen à La Chaize-le-Vicomte

Architectes : Platform architectures Reichen et Robert à Paris