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Les mains dans le cambouis !

Le 31 octobre 2017

Photos : Cécile Langlois - Textes : Stéphanie Pasgrimaud

Rêves d’Intérieurs – Edition 2012

Une situation idéale, près de la mer, et de l’espace... Cet ancien hangar automobile offre désormais tous les atouts d’une maison agréable à vivre.

Depuis 4 ans, la famille occupe ce qui était un garage. La transformation n’a pas été des plus facile et c’est monsieur qui a endossé la fonction de maître d’œuvre pour suivre pas-à-pas l’aménagement des lieux. Avant toute chose, il a fallu refaire la toiture a n d’isoler au mieux le bâtiment sans perdre ce qui en fait son atout : le volume. Aujourd’hui, il ne reste plus rien de l’activité mécanique... Loin de cet univers d’huile et de cambouis, l’ambiance est chaleureuse.

 

Bois et lumière

Pour casser la froideur métallique, cette famille a choisi de donner une large place au bois. Le matériau fait of ce de plancher, un parquet chauffant qui permet de garder une température agréable dans cette vaste maison. Tout le système de chauffage a été étudié minutieusement par un spécialiste en énergies renouvelables. Le bois contraste avec la blancheur des murs comme dans le couloir qui conduit aux chambres des enfants.

Incroyable d’imaginer qu’il y a quelques années seulement, l’univers, ici, était très probablement gris et sombre. Aujourd’hui, la lumière y est reine. Les ouvertures nombreuses s’ouvrent sur l’intérieur comme sur l’extérieur, histoire de ne pas perdre une once de clarté. Pour pro ter de cette incroyable hauteur de plafond, la chambre principale est perchée au- dessus du salon. Une position surélevée qui grâce à une large surface vitrée permet d’avoir une vue imprenable sur cette pièce de vie.

Toujours dans ce même souci de préserver cette lumière qui envahit les lieux, le blanc domine l’essentiel des pièces. Même si par endroit, la couleur se fait une place. Un mur par-ci, par-là, comme dans la cuisine. Vaste espace de convivialité, il s’organise autour d’un îlot central. Pas de chichi dans cette pièce à vivre, où tout le mobilier est laqué blanc. Dans cet univers noir et blanc, le coin repas se pare de ce bleu azur qui rappelle la mer des Caraïbes. A l’étage la salle de bains principale

Tendance et audace

Impossible de passer ou même d’ignorer ces grandes toiles très colorées qui tapissent certains murs. Rien qui n’ait beaucoup de valeur marchande mais qui fait son effet... Ce ne sont ni plus, ni moins des inspirations chinoises dégotées par monsieur lors de voyages d’affaires. En revanche, à l’étage dans la chambre principale, la toile orangée a été réalisée par Jeanne, une artiste de La Baule. Pour ce qui est du mobilier, les grandes marques comme Cinna ou Kartel se côtoient. Tout comme les meubles anciens trouvent leur place dans cette ambiance plutôt moderne. Un mariage tout en subtilité surprend et donne de la personnalité. Dans cette maison, le mobilier et les objets ordinaires cohabitent avec les pièces uniques. C’est le cas de la cheminée en tôle brute... Unique, en acier, elle est l’une des rares notes qui rappelle l’activité industrielle de ce lieu. Ici, les niveaux s’entrelacent mais jamais la lumière ne s’arrête. Et tous les matériaux (verre, Altuglas...) s’accordent à lui frayer un passage. Avec un jardin orienté au Sud et entouré de pins, la métamorphose est des plus réussies pour ce lieu désormais intime.

Jeanne artiste peintre - 06 68 23 34 79.

Parquet de la salle de bain, rampe d’accès en bois, marches de l’escalier, plan de travail laqué blanc sur-mesure, petit coin repas, isolation sandwichs avec lambris, portes et bibliothèque ont été réalisés par le menuisier Patrick Coquard Z.A. Villejames à Guérande - 02 40 42 53 43.

Le « menuisier inspiré »

Le

Photos : Cécile Langlois
Textes : Sandrine Lefebvre

Rêves d’Intérieurs – Edition 2012

Comme un musicien qui, maîtrisant parfaitement sa technique, s’en échappe pour composer de nouvelles œuvres, Jean-Yves Guezengar explore la création sans limites, sur des objets, meubles, décors, mais aussi, à titre plus personnel, sur ses sculptures et peintures.

Ce menuisier-ébéniste de formation, installé depuis près de onze ans à son compte, fabrique meubles, objets et décors d’ambiance (de bars, restaurants, boutiques). Sont ainsi à mettre à son profit le bar du restaurant “Jean de la Queue” à La Haye- Foussière (refait en 2009), composé de rangées de fonds de bouteilles et d’une longue tablette en étain, ou encore la vitrine à vins et la cave avec table d’hôtes de “La Civelle” à Trentemoult.

Jean-Yves Guezengar « mélange tous les matériaux, sans limites, y compris sans bois ». Il travaille donc aussi le métal, le verre, le plastique, l’étain plaqué ou encore le zinc. « La matière m’inspire, et la forme, quand celle-ci est déjà calibrée ». Souvent, il crée à partir de restes de matières accumulés : « Je fais de “l’éco-design” », sourit-il. Ses objets sont liés au décor intérieur, et « dotés d’une petite utilité » : bibelots, vases, tables basses... Ses envies créatrices rendent souvent très ténue la frontière entre travail artisanal et œuvre artistique. Ainsi, Jean-Yves Guezengar alterne entre création sur mesure, à la demande pour particuliers et professionnels selon des dimensions précises, et réalisation de petites sculptures ou encore de toiles polychromes sur bois qu’il expose à l’occasion. Il y a cinq ans, comme un compagnon, il s’est même fabriqué son “chef d’œuvre”, intitulé “l’œuf” : un meuble-sculpture d’un mètre de diamètre, présentoir à portes cylindriques tournantes, qui lui a demandé quatre cents heures de travail.

Passionné de technique —il ne rate jamais une occasion d’échanger sur ce sujet avec d’autres artisans—, ce « menuisier inspiré » comme il se décrit, a dernièrement élaboré un meuble design, qui, grâce au concours d’un mécène associé, va se développer à échelle industrielle. Cette cloison-étagère, d’un seul tenant vertical en bois de hêtre, bouleau et piètement en inox brossé, est entièrement modulable, grâce à des planches insérables, de taille différente. Pour une adaptation à nos intérieurs... sans limites.

Ventes à l’atelier, visites sur rendez-vous
35, La Rebourgère 44680 Maisdon-sur-Sèvre
www.atelierguezengar.com

XIII, XIV, XV, XVI : comment reconnaître les Louis ?

Le 12 octobre 2017

Textes : Thierry Frer

Sombre et austère, le style Louis XIII perpétue l’esprit Renaissance modifié par les influences italiennes, espagnoles et flamandes insufflées par Catherine de Médicis. La chaise à bras - le mot « fauteuil » apparaît sous Louis XIV -, le tabouret, le coffre et le banc sont les meubles courants de l’époque. L’armoire et le cabinet à la façade composée de tiroirs soutenue par des pieds torsadés sont les deux grandes créations du style. La géométrie est de rigueur : pointes de diamants, rosaces et tas de sable - petite pyramide à quatre pans. La cartouche ovale, convexe, ornée de courbes plissées évoquant le cuir, rompt avec cette rigidité. Les pieds des sièges tournés en chapelet, torsadés ou en balustre sont reliés par des entretoises en H qui en assurent la solidité. L’évolution du style annoncera le Louis XIV avec le pied en os de mouton qui inspirera celui en console imaginé par André-Charles Boulle. Les dossiers des sièges initialement bas et frangés se haussent. Les cabinets prestigieux sont plaqués d’ébène, voire incrustés de pierres précieuses, d’os, d’ivoire, d’écaille et d’étain, technique que Boulle améliorera avec sa marqueterie.

Le L XIII évolue vers le L XIV en affranchissant progressivement la structure des meubles de l’architecture, pour des besoins fonctionnels et de confort. Apparaissent les premiers bureaux.

Le mobilier L XIV se distingue en deux familles : le mobilier d’apparat orné des placages précieux de Boulle et le mobilier bourgeois en bois massif doré, en référence au Roi Soleil.

Les sièges L XIV ont les dossiers hauts et étroits. Les entretoises troquent le H contre le X reliant pieds en os de mouton en console ou en gaine à section carrée. Les accotoirs plus ondulés et parfois garnis d’une manchette rembourrée finissent en volute. Le fauteuil de confessionnal à oreillettes percées, ancêtre de la bergère, apparaît. Le bureau Mazarin - composé de caissons latéraux surélevés par huit pieds - remplace le cabinet. Boulle invente la commode. Ces meubles ainsi que les armoires sont ornés de « marqueterie Boulle », décor de placages composites, utilisant en outre l’écaille de tortue, découpés et collés sur l’armature consolidée de bronzes dorés pour la protéger des écarts de température. Le style somptueux et la richesse des matériaux contrastent avec le L XIII, mais la symétrie et la ligne droite restent d’actualité. Ces formes s’assoupliront pour devenir plus courbes et bombées sous le style Régence, ébauche du L XV.

Sans précédent, le style L XV ose l’asymétrie. Il s’en dégage légèreté et fantaisie. Une meilleure maîtrise des assemblages et de la résistance des bois permet de supprimer l’entretoise et d’explorer de nouvelles formes courbes comme les pieds galbés. Le bureau plat, plus large que le Mazarin n’a plus que quatre pieds. Sous L XIV, les meubles occupaient la périphérie des pièces. Repensés sous L XV pour occuper tout l’espace, l’envers des dossiers est aussi travaillé. Les formes des commodes et secrétaires aux façades galbées en plan et en élévation s’allègent. Les pièces étant plus petites et plus chaleureuses, le style joue la carte du confort et de l’innovation avec de nombreux petits meubles comme les tables de chevet, à ouvrages ou à jeux, à tiroirs et tablettes escamotables. Les bronzes dorés de motifs « Rocailles », inspirés d’une nature végétale et aquatique revisitée, contrastent avec les bronzes symétriques L XIV par leur asymétrie extravagante et tourmentée.

Le style Pompadour dit Transition, influencé par la découverte de Pompéi, s’inspire du classicisme de l’antiquité gréco-romaine. Ce retour à des formes raides et symétriques se confirme avec le style Louis XVI. Plus architecturée, la marqueterie alterne entre frisages géométriques et bouquets naturalistes. Les pieds de meubles sont droits, tournés, cannelés, fuselés ou en gaine. Les dossiers de sièges en médaillon ou en chapeau alternent avec les formes montgolfières ou en lyre. La table de salle à manger remplace la table de fortune dressée sur tréteaux.

Suite au retour de Bonaparte de la campagne d’Egypte, le style L XVI évoluera vers l’Empire, sous le Directoire, dans une transition inspirée de l’antiquité égyptienne qu’on nommera « Retour d’Egypte ».

 

Impossible Inventaire

Le 2 octobre 2017

Photos : Cécile Langlois – Textes : Thierry Frer
Un reportage du magazine Rêves d'Intérieurs Loire Atlantique #12

Eric et Armelle, collectionneurs passionnés, manient avec virtuosité oppositions et contrastes, créant ainsi des chocs esthétiques successifs étudiés. « Tout est dans le détail ; nous fonctionnons au coup de cœur. Notre seul fil directeur est le plaisir.» D’origines géographiques et d’époques différentes, la mixité des œuvres et des objets transfigure cet appartement nantais classique du XIXe siècle. Ici, l’ostentation n’est pas de mise : des voilages de chez Lelièvre font écho à des rideaux en simple toile de bâche. Une chaise Ikea voisine sans complexe avec un authentique siège Hoffmann. La superbe paire de fauteuils Art Déco Streamline de cuir et d’acier chromé est de forme paquebot.
Le meuble bas à deux vantaux Mrs Daisy Gouaille de la plasticienne nantaise Céline Bodin, commandé à l’origine pour dissimuler
les éléments de la Chaine HI FI d’Eric, s’est finalement reconverti en simple desserte. Avec sa table basse botanique, l’artiste revisite la feuille de cannabis à la manière des planches illustratives des vieux dictionnaires.
Les choix d’Eric et Armelle sont spontanés mais assumés : « Nous avons préféré accrocher une vanité du peintre nantais Philippe Cognée parce que ce travail au fusain ne correspond pas aux standards de son œuvre. » précise Eric. Le choix résolu et subtil des couleurs des murs fait partie intégrante de l’atmosphère de chaque pièce de l’appartement : gris pour le salon, jaune vif pour la salle à manger, violet dans la cuisine, vert foncé pour une chambre et chocolat dans le boudoir d’Armelle. Ce qui pourrait paraître un excès de couleurs contribue en fait à donner une ambiance plus intime.

Hétéroclicité étudiée

Un lustre italien asymétrique en verrerie provenant de la maison Blanchet Dhuismes dialogue harmonieusement avec les éléments multicolores qui composent le salon. Cette hétéroclicité étudiée offre au regard de nombreuses curiosités comme la composition florale en timbres poste assemblés réalisée avec minutie par un artiste inconnu en 1927. On remarque à gauche de la porte de la salle à manger l’oblongue sculpture de l’Argentine Laura Lio installée à Madrid. Elle fait écho à la couronne de feuilles de laurier de Bernadette Chéné. La pièce est bien gardée par la paire de guerriers Xian : un général et un soldat. Ces colosses de terre cuite sont les fidèles reproductions de deux des 8000 statues qui composent le mausolée de l’empereur chinois Qin, classé patrimoine de l’UNESCO. Enthousiasmés par la visite de ce fabuleux tombeau datant de 910 avant JC, nos collectionneurs n’ont pas manqué d’en rapporter ces souvenirs.

Contrastes de cultures et pièces uniques

La salle à manger solaire sert d’écrin à de nombreuses œuvres provenant d’horizons variés. Au-dessous de l’hypnotisante toile de l’artiste espagnole Lita Mora, le décor de l’enfilade peinte s’inspire librement du dessin original Alice Narcisse ornant les assiettes d’un service de faïence de Gien. Comble du raffinement, le décor est également reproduit à l’intérieur du meuble.
Entre les deux crédences jumelles rouges et géométriques, trône une magnifique console d’applique en cornes de vache du designer sénégalais Babacar M’Bodj Niang également créateur de deux chaises que l’on peut admirer dans le boudoir d’Armelle.
L’œil est irrésistiblement attiré par la superbe table aux pieds d’aluminium remarquablement fuselés en spirale. Son créateur, le designer nantais Pascal Launay, a eu la géniale idée d’intégrer à son plateau d’érable de petits plots d’aluminium amovibles en guise de repose-plat.
L’éclairage indirect de la pièce est diffusé par un exemplaire du célèbre lampadaire Orbital Terra de Ferruccio Laviani ainsi que par la paire d’appliques en porcelaine Bernardaud de Limoges créée par Olivier Gagnère également auteur des lampes de chevet de la chambre à coucher. L’allégorique porte-manteau en fonte de l’entrée est l’œuvre d’un fondeur de Charleville Mézières en hommage aux soldats tombés au front pendant la guerre de 1870. Un soldat mourant dans les plis du drapeau français est finement représenté sur la base de l’objet. Les pièces muséales distribuées par le long couloir ne sont pas avares de surprises telles qu’une table Knoll, remaniée, au plateau originellement de tôle avantageusement remplacé par de la loupe d’orme. Le canapé Plum des Frères Buroullec voisine avec du mobilier de famille design des années 1960. Aux murs, un éventail de toiles de différentes époques et provenances : on peut entre autres y admirer le sénégalais Denis Gomis, le nantais Khaled Benfredj, l’américaine Jean Meisel et le photographe malien Adama Kouyaté.
Les surprenantes têtes de vaches posées au sol du cubain Saitel Brito rappellent la vaine tentative des dirigeants cubains d’importer des vaches hollandaises lorsque ses habitants manquaient de lait. Le socialisme scientifique a eu du mal à s’acclimater sous les tropiques. L’androïde androgyne Gaston de Marc Sadler à la poitrine métallique mobile sert de valet de nuit aux maîtres de maison qui peuvent se reposer confortablement dans le grand lit habillé d’un bogolan du Mali créé par Bobacar Doumbia.
La collection est évolutive et ses propriétaires au goût raffiné et éclectique sont perpétuellement à l’affut de nouveaux trésors. Acquisitions qui impliquent souvent une reconfiguration de ce lieu de vie foisonnant, muséal et audacieux, dans l’esprit des cabinets de curiosités.

Têtes de vaches de Saitel Brito et chaises de Babacar M’Bodj Niang pour le boudoir «chocolat» d’Armelle.

Objets de peu. Qu’avez-vous à nous dire ?

Le 25 septembre 2017

Un reportage du magazine Rêves d'Intérieurs Loire Atlantique #13

Formé à l’École des Beaux-Arts de Nantes et à l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art de Paris, Le Joubioux s’est très vite tourné vers le quotidien.

« Mes voyages initiatiques n’ont guère dépassés un mètre ou deux de rayon. C’est dans ce périmètre que je rencontrai, il y a de cela une bonne dizaine d’années, l’éponge de ménage ou la brique cartonnée de lait ou de jus de fruit. 

Elles devinrent les figures de proue de mes explorations plastiques qui n’ont d’autres buts que de m’immiscer dans l’intimité de l’amateur d’art, lui même tenu, à titre privé, de faire la vaisselle ou de réparer quelque incident ménager. » 

Le ton est donné. L’objet de peu prend des airs de noblesse et met ainsi en lumière toute la magie de la création artistique aussi bien que la banalité de notre quotidien. Le travail de Le Joubioux met aussi le doigt sur les cheminements de notre société.

Cette table baptisée KiRVi, « c’est l’itinéraire d’un fût de 200 litres, figure fidèle de la conquête industrielle, qui renaît dans un intérieur contemporain. Ecrasé, comme pour mettre un point final à ses pérégrinations, il subit un traitement environnementalement correct avant de s’installer dans un salon raffiné. »

Atelier Le Joubioux
13 rue Octave Rousseau à Rezé
www.lejoubioux.com

Ne prendre de la tendance que ce qui nous inspire

Le 21 septembre 2017

Cette année, on réinvestit nos intérieurs. Fini le total look épuré, on redonne un esprit cocoon à nos maisons tout en tenant compte de l’influence wabi-sabi : le naturel, le vieux, l’usé, le fragile s’invitent chez nous pour nous rappeler le côté éphémère de l’existence. Le mobilier fait donc la part belle au bois : vernis, huilé ou brut. Les lignes sont nettes. Le « petit meuble » est à la mode. On peut le déplacer au gré de ses envies de changement, son utilisation est multiple. Souvent très créatif, il joue volontiers l’asymétrie. La couleur s’invite par touche franches et nettes sur nos meubles. L’esprit industriel, bois et acier, est toujours de mise, tout comme le mobilier années 1950 et nordique. Les canapés et fauteuils jouent, eux aussi, la couleur et mêmes les couleurs ainsi que le mélange des matières. Les coussins portent des imprimés joyeux et surtout pas assortis. Les tissus d’ameublement jouent les effets de matières et les thèmes exotiques, ethniques et nature.

Le linge de maison favorise les matières nobles - coton, lin, laine, soie - et surprenantes - jute et bambou. Blanc et beige sont favoris. Les imprimés font l’apologie de la nature sauvage ou de la géométrie. Les jolis plaids en laine et les tapis colorés, graphiques ou ethniques réchauffent la maison. On note la présence du noir dans le linge de lit et les accessoires de la chambre à coucher.

Pour le luminaire, la tendance est à l’ampoule à filament qu’on laisse voir. Elle se décline aussi en LED. L’esprit récup’ est à l’honneur, du bois flotté à la cage à oiseau et au vieux projecteur. On trouve aussi de belles créations aériennes et ondulatoires telles que nuage, chapeau, vague, bulle.

De manière générale, la déco est très ouverte. On choisit au coup de cœur, on n’oublie pas la couleur et on mélange les genres. On inclut les objets de peu et ceux auxquels on tient et les souvenirs rapportés du Gondwaland, sans charger bien sûr.

Pour nos sols. Le parquet est toujours très apprécié : classique, vernis ou juste huilé, en version bois brut, vieilli ou coloré. Carrelages et faïences offrent de plus en plus de possibilités esthétiques. On note un timide retour de la moquette. Une place grandissante est laissée aux sols souples imitant carrelage, parquet et béton. Pour nos murs, on réserve une paroi à la couleur et à la fantaisie : papiers peints, peintures, enduits, revêtements à décors jouent les effets de matière et les reliefs. Les pigments naturels et les peintures bio ont le vent en poupe. Le béton ciré s’harmonise avec les tendances du mobilier. Les panneaux 3D à décors pierre ou bois donnent un vrai caractère à la maison.

La cuisine se personnalise. On choisit matières, formes et couleurs en fonction de qui l’on est. Les poignées s’escamotent pour laisser l’œil s’attarder sur la pureté des lignes. On ose l’asymétrie. La nostalgie est aussi tendance : carreaux à l’ancienne et vieux mobilier, accessoires style rétro.

Côté salle de bain, les vasques - en céramique, en pierre ou en matériaux composites -s’escamotent dans un meuble ou un tiroir. Elles prennent des formes étonnantes - mallette, cuvette. Les robinets se font géométriques, dissimulés dans les murs. Les parois des douches s’habillent de transparence. Les éléments sont volontiers suspendus et sans poignées et les baignoires restent éloignées des murs. La salle de bain devient conviviale avec banc ou tabouret, déco zen et éclairages intimes. Les miroirs intègrent la lumière et la musique. La baignoire s’invite dans les autres pièces de l’appartement. Rectangulaire, ronde, ovale, elle s’encastre aussi dans un meuble.

Matériaux composites. Dans toute la maison, meubles, éviers, vasques, tablettes et plans de travail se déclinent en matériaux composites haut de gamme. Résistants, efficaces et esthétiques, ils imitent à la perfection d’autres matières telles que la pierre, le cuir, le béton ciré...

Ce que l’on a retenu :
Le mix & match des styles pour que chez soi ne soit pas comme chez les autres.

Feng Shui : L’art d’être bien chez soi

Le 18 septembre 2017

Un reportage du magazine Rêves d'Intérieurs Vendée #8

En 2013, le feng shui a été reconnu patrimoine culturel mondial en tant que
science de l’environnement. Cet art millénaire chinois fait appel à des
calculs et des règles très précis qui permettent d’organiser votre
intérieur pour en faire un endroit sain et en adéquation avec vous-même.

Ansi, le dessinateur-concepteur s’appuie sur une lecture très pointue de
votre environnement pour mettre en lumière les axes validés avec vous-même
et la consultante experte feng shui Maggy Oliveau. Pour cette dernière,
cette pratique innovante a, dans les locaux professionnels, une influence
sur la prospérité de l’entreprise, sa rentabilité et la qualité du travail.

A la maison, il apporte une relation harmonieuse et permet à chacun de
prendre sa place pour développer la joie, améliorer sa santé, obtenir un
élan positif dans les projets.

Maggy Oliveau
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Bd des 2 moulins – Le poiré-sur-vie
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Métamorphose

Le 12 septembre 2017

Photos : Cécile Langlois Textes : Sandrine Lefebvre Camus
Un reportage du magazine Rêves d'Intérieurs Loire Atlantique #9 - Edition 2013

 

Une pincée d’ingéniosité, une bonne dose de patience et un max d’huile de coude ont permis à Muriel et Nicolas de réaliser leur rêve de maison en ville avec jardin. Ils ont, pendant huit ans, entièrement transformé un ancien logement d’ouvriers des années 20.

En 2003, Muriel et Nicolas quittent leur superbe appartement situé dans un immeuble classé du centre-ville de Nantes, pour emménager dans leur coup de cœur d’une commune voisine. Au bout d’une quarantaine de visites, une ancienne maison d’ouvriers des années 20, « habitable mais vendue dans son jus pour 130 000 euros », réunissait enfin tous leurs critères.
Pendant huit ans - et l’arrivée de deux filles à trois ans d’intervalle -, ils ont tout refait eux-mêmes : électricité, plomberie, aménagement de la cuisine, sols, ajouts d’étages... jusqu’au coffrage de la cheminée, pour ne garder que la toiture et les murs.

 

Ayant vu tous deux leurs parents rénover leurs maisons d’enfance, Muriel et Nicolas ne se sont jamais sentis effrayés, bien au contraire. « Même s’il y avait des choses difficiles, physiquement et/ou techniquement, nous avons bien aimé tout faire nous-mêmes et nous n’y avons jamais sacrifié nos week-ends », raconte Muriel.

Maquette de la maison

Créatifs, ils se sont amusés à construire une maquette de leur maison en carton - avec des petits personnages les représentant - pour voir s’ils avaient la place de créer leur coin nuit en étage. La maison d’origine étant initialement constituée de deux habitations reliées par une véranda, ils ont pu installer et déplacer leurs pièces de vie à l’abri du chantier et des poussières, qui ont envahi l’actuel lieu de vie principal jusqu’à l’été 2012. La plus petite des habitations est, elle, devenue “la maison des enfants”, regroupant une salle de jeux et les chambres des filles, grâce à l’ajout d’un étage.

Récup’ et souvenirs

Au total, la rénovation “faite maison” de Muriel et Nicolas a coûté 25 à 30000 € (chaudière incluse), en partie grâce à leurs nombreuses intégrations de matériaux ou d’objets de récupération, y compris en décoration.

La trappe de la cave, située dans la pièce de vie principale, a été réalisée avec des vérins de voiture. Des gouttières en zinc encadrent les dossiers du canapé, permettant de poser des objets.