All posts by Anne-Laure Goupil

Esprit bateau pour un beau loft d’artiste

Le 1 mars 2018

Photos : Cécile Langlois - Textes : Sandrine Lefebvre

Rêves d’Intérieurs – Edition 2012

Une ancienne vannerie restaurée abrite le vaste appartement- loft tout en clarté et boiseries d’une artiste peintre.

Dans cet impressionnant espace de quelque 160 m2, la blancheur des murs met parfaitement en valeur l’élégance des boiseries, la noblesse des meubles, mais aussi le faux désordre de toiles et de livres posés ici et là, véritable “patte” de la maîtresse des lieux. La beauté des volumes s’exprime sous la forme d’un duplex baigné de clarté, dont l’étage, regroupant quatre chambres, se caractérise par une passerelle ajourée en bois avec bastingage en métal, visible depuis le séjour.

BELLE CHARPENTE APPARENTE

Le charme d’un pan de mur en pierres, au fond de la pièce de vie, et de parements d’ardoise, recouvrant murets du salon et bar de l’entrée, complètent le tout. L’effet “bateau” est encore amplifié par la belle charpente de bois apparente. L’endroit est particulièrement accueillant pour les représentations de cordages marins de l’artiste (l’un de ses thèmes récurrents), mais aussi pour les maquettes de paquebots dont est féru son époux.

Dans les salles des ventes qu’elle fréquente assidûment, la maîtresse de maison a déniché quatre “fauteuils bateaux” pivotants, issus du paquebot Ile de France (début du XXe siècle). Autres clins d’œil à l’univers marin, des affiches sur les murs (de messageries maritimes, “Croisière impériale”...) ou encore des casiers Transatlantique près de la cheminée (où s’empilent également des tableaux).

« LE VIEIL HOMME ET LA MER »

A même le plancher en bambou, a été posé le portrait tout en hauteur d’un marin barbu, puzzle géant en cinq volets intitulé “ Le vieil homme et la mer ”. Voyageurs des mers, toujours, présents dans le quotidien de l’artiste comme dans son inspiration...

Des meubles anciens – une dizaine de chaises et fauteuils Louis XV et Louis XVI, une méridienne Empire restaurée par la maîtresse de maison, une petite commode Louis XV– côtoient des meubles de famille – deux meubles Renaissance, dont un exceptionnel buffet polychrome peint à la main ; un petit meuble vénitien...

Sur les murs s’exposent des dessins de Valtat, Dubuc, Jean- François Millet, ainsi que des toiles de peintres de La Hague, ville d’origine et de cœur du maître de maison. Enfin, non loin de l’entrée, un bronze d’Elisabeth Cibot, souvenir d’une galerie commune avec celle-ci, est particulièrement affectionné par la maîtresse des lieux.

Faire renaître une maison des années 60

Le 16 février 2018

Rêves d’intérieurs : édition 2014

Photos : Cécile Langlois
Textes : Cécile Fraboul

Elle a vu le jour il y a cinquante ans, elle a connu quatre propriétaires et autant de rénovations et d’extensions plus ou moins cohérentes. Devenue résidence principale, bien dans son espace et bien dans son temps, elle offre une vue imprenable sur l’horizon.

Elle a été posée sur le sol il y a cinquante ans, sans fondations, sans dalle de béton, brave sentinelle face à l’océan. Après avoir eu plusieurs vies, elle s’est glissée dans la modernité par la volonté de ses nouveaux propriétaires. De l’original, le couple a gardé l’enveloppe – un toit, quatre murs – et un salon d’hiver. Tout le reste a fait peau neuve. Fini la kyrielle de couloirs, de portes et de cloisons qui luttaient contre les courants d’air mais qui cloîtraient les occupants. Sans faire table rase du passé, la maison s’est tournée vers la nature, afin que chacun puisse profiter de la mer aussi bien dehors que dedans. Résultat : une grande pièce à vivre tout en vitres, une cuisine XXL et le blanc des murs pour répondre au bleu des flots. Sous la patte de Marc Hobon, architecte d’intérieur, les 350 mètres carrés habitables ont restitué les idées que les acquéreurs avaient glanées au cours de leurs nombreux séjours à l’étranger. Grâce à une poignée d’artisans aux conseils avisés, et en un minimum de temps, la petite maison près de la plage s’est transformée en un chez-soi sous influences, fière de son nouveau pouvoir d’attraction.

Moderniser, c’était rajeunir et adapter, c’était aussi donner aux espaces une importance qu’ils n’avaient pas il y a cinquante ans. La cuisine, avec ses paillasses aux fonctions intuitives, a été conçue pour faire naître les rencontres. Rencontres quotidiennes en famille, dès le petit déjeuner et tout au long de la journée autour du plateau central. Rencontres occasionnelles au bar, avec les amis de passage, à peine sortis de la piscine ou prêts à y plonger. Une cuisine dans laquelle personne n’est derrière les fourneaux, afin que personne ne soit isolé ou prisonnier d’une tâche.

Vivre à l’année dans une maison de bord de mer, c’est s’imaginer dedans été comme hiver. En y faisant entrer autant de lumière que possible et en jouant sur les volumes et la circulation, les nouveaux maîtres des lieux se sont assurés d’y être toujours bien. Si le rez-de- chaussée est « taillé » pour la belle saison, l’étage substitue au repli sur soi la hauteur de vue, notamment depuis la terrasse supérieure. Quant au salon d’hiver, il se prépare à traverser un autre demi- siècle.

Où que l’on soit, voir la mer

Cuisines David Bodiguel Herbignac. Tél : 02 40 19 91 91

 

Parenthèse hors du temps

Le 7 février 2018

Photos : Cécile Langlois

Textes : Valérie Samouel

Rêves d’Intérieurs – Edition 2016

En plein centre de Nantes, niché au cœur du Carré Lafayette, Les Thermes Marins de Saint-Malo ont créé Aquatonic, un centre dédié à la détente et à la remise en forme.

Trois univers sur trois niveaux se partagent les 1700 m2 de raffinement, high technology et sérénité : Aqua, détente par l’eau, Spa, beauté par les soins et Fitness, vitalité par le sport. Le cabinet d’architecture Enet Dolowy en collaboration avec l’architecte Flavie Mathiaud de « Sur un pont architecture » est l’inventeur de ce luxueux espace.

L’accueil donne la note avec une architecture intérieure aux lignes courbes et graphiques à la fois. La blancheur des murs associée au décor en brin de rotin créent une atmosphère chaleureuse et tout de suite apaisante. Ici, la lumière est partout, tout comme dans l’espace Aqua où elle s’invite à travers les grandes baies, sublimée par la mosaïque blanche et camaïeu de gris des murs. Au plafond, les rampes éclairantes relaient la lumière naturelle. Le parcours Aquatonic, avec ses 12 ateliers, s’organise autour d’une spirale, comme un tourbillon d’eau qui s’élève du bassin et fait écho à la rotondité des espaces sauna et hammam.

 

Un chemin de lumière accède aux sept cabines du spa. En traversant ce sas, on se coupe du monde extérieur, on se prépare à pénétrer un univers intimiste. Les cabines spacieuses aux plafonds étoilés sont équipées de grandes tables chauffantes. Une ambiance zen, un décor épuré où bois et carrelage dominent. Au dernier étage du complexe, une magnifique terrasse végétalisée s’offre à ceux qui aiment le soleil après l’effort. L’univers Fitness se compose d’un espace cardio-training et musculation et d’une salle de cours qui donne directement sur la terrasse. Les murs aux tons délicats sont rehaussés de jaune et de gris.

En chêne massif, tous les parquets sont l’œuvre du Parqueteur Vendéen. Dans les salles de cours et de musculation, une sous-couche absorbe les chocs. Dans les cabines de soins, à l’accueil et dans les zones de circulation, une pose collée apporte une ambiance feutrée. L’habillage des murs est de même nature.

Au travers des trois univers, un motif hexagonal de carreaux ou de dalles forme comme un trait d’union, sorte de signature Aquatonic.

    

La pierre naturelle : Intemporelle et facile à vivre

Le 27 janvier 2018

Cupa Stone, leader français de la pierre naturelle propose 360 références parmi lesquelles vous trouverez le revêtement adapté à vos sols et murs : pièce à vivre, salle de bain, cuisine, terrasse, piscine, jardins. Les produits phares de Cupa Stone ?  Stonepanel®, panneaux prémontés de pierre naturelle sur base ciment et armature, résistants aux  variations de température et labellisé (avis technique) pour la sécurité (CSTB). Décopanel, adapté à la chaleur, idéal pour poêles et cheminées. Infercoa, proche de l’ardoise, pour piquets, palis et dalles.

 

La pierre naturelle s’ennoblit avec le temps. Elle nécessite peu d’entretien et crée des ambiances chaleureuses. Les pierres Cupa Stone sont issues des six carrières du groupe et des plus beaux gisements du monde. Les experts Cupa Stone - qui sont aussi des passionnés - vous feront découvrir leur univers minéral dans leurs show-rooms de plein-air. Ils vous accompagnent et vous conseillent dans vos choix. Le site internet vous propose une formidable simulation avec application smartphone et tablette.

 

Cupa Stone à Aizenay, Thouaré-sur-Loire et Cholet

www.cupastone.fr

Un architecte en harmonie avec la vie

Le 19 janvier 2018

Rêves d'Intérieurs - Edition 2012

Photos : Cecile Langlois - textes : Valerie Samouel

Kenenso, nom tiré de l’étymologie japonaise qui signifie « construire en harmonie avec la nature ». Une architecture ou l’intérieur fusionne avec l’extérieur.

Pour David Juet, construire en harmonie avec la nature est une évidence. Fils d’agriculteur, passionné de paysage et d’architecture, ce Rennais particulièrement talentueux, obtient son diplôme en 2001. La dimension environnementale, aujourd’hui incontournable, n’est alors qu’à son balbutiement. Mais pas pour David qui, tout au long de ses études, privilégie ces questions et fait son stage terminal chez un paysagiste. Pour son diplôme de n d’études, il présente un projet d’extension de ville et traite de front la dimension urbaine, paysagère et architecturale. Il complète ses acquis par une formation en développement durable à l’URCAUE des Pays de la Loire.

La carrière de David commence très tôt et très vite. Il travaille dans un cabinet d’architectes qui lui donne l’occasion de laisser s’exprimer sa créativité. Période d’intense production pour ce jeune archi- tecte dont l’esprit fourmille de projets. Après deux ans de vrai bonheur, il quitte pourtant le cabinet. Il sent qu’il a encore à apprendre et souhaite aborder une autre facette de l’architecture, des questions de technique et de chantiers, pour se faire une expé- rience. Quelques temps plus tard, alors qu’il cherche encore l’orientation qu’il veut donner à sa carrière, on lui propose de réaliser deux extensions de maisons. Bien qu’il n’ait pas encore envisagé de créer sa propre agence, David se lance dans l’aventure, chez lui avec son ordinateur comme seul outil...ou presque. Il tra- vaille avec deux maîtres d’ouvrage et suit ses créations de la conception au chantier. Superbe expérience ! Il présente des projets au Salon Maison Bois à Angers et, avec étonnement, remporte le premier prix en 2006. Cette réussite propulse l’agence. Cela fait tout juste un an et demi qu’il est installé et le téléphone sonne sans arrêt. Même premier prix au Salon Européen du Bois et de l’Habitat durable de Grenoble, plus un « coup de cœur du jury ». En 2007. D’autres concours encore, d’autres prix... Ce départ fulgurant amène David Juet à développer sa petite agence. Aujourd’hui, KENENSO est un atelier de création incontournable de l’architecture écologique. Maisons individuelles, pièces uniques, prototypes. Cette conception haute couture de l’architecture, demande beaucoup de temps et d’énergie et une grande disponibilité auprès du client qui reste l’élément clé du projet. Chaque rencontre, chaque projet est une aventure et doit être source d’épanouisse- ment pour chacun. Ce qui fascine David, c’est notamment le travail de la « peau ». Grâce à la technique constructive bois et l’isolation par l’extérieur, tout devient possible, bois bien sûr, acier, résine, verre, toile... Ce choix répond à la sensibilité du futur occupant des lieux.
Une autre façon de concevoir la maison, une autre façon de concevoir le travail. Avec ses collaborateurs, David a imaginé « l’agence idéale ». Un lieu agréable qui réponde aux attentes de tous, avec des gens à l’aise dans leurs postes, avec lesquels on a envie de travailler. C’est en équipe que les lieux de travail et de vie se sont conçus.
Quels sont les projets de David Juet ?
Aller moins vite, prendre du recul, retrouver le plaisir de créer souvent parasité par trop d’obli- gations et de bureaucratie. Il pense à d’autres lieux plus calmes où il pourrait s’isoler pour y parvenir.

KENENSO s’applique aussi à travailler sur les marchés publics, « mairie de Servon sur Vilaine », restructuration - extension, Ille et Vilaine (2008/2011), « green tech » pépinière d’entreprise (bâtiment passif) pour la communauté de communes du Pays des Herbiers en Vendée (2010), « JV1 » Opération de
53 logements sociaux + 700 m2 de commerces (architecte associé agence CRAS) pour HABITAT 35 à Rennes sur 59 le site de la Courrouze (2010). « SE3 » opération de
12 maisons individuelles (architectes associés atelier 4.19) pour HABITAT 35 à Chavagne (2011)...

Agence KENENSO
4 impasse Vignolle - 44000 Nantes
Tél. : 02 40 75 74 21 - www.kenenso.com

Une maison à leur image

Le 11 janvier 2018

Rêves d’Intérieurs – Edition 2012

Photos : Cécile Langlois

Ce couple voulait une demeure qui leur ressemble. Qu’à cela ne tienne, ils l’ont construite. Depuis un an désormais, ils y vivent avec leurs trois enfants et elle correspond en tous points à leurs attentes.

Il faut souligner qu’il s’agit de leur troisième maison... Autant dire que l’expérience aidant, les propriétaires savaient évidemment ce qu’ils voulaient et surtout ce qu’ils ne voulaient pas. L’idée générale était un espace moderne en parfaite harmonie avec leurs goûts. Avec l’aide du cabinet d’architecte LBLF à la Roche-sur-Yon, ils ont posé sur papier ce qui est, aujourd’hui, une superbe construction d’une surface de 350m2. Comme monsieur est un peu de la partie, c’est lui qui a suivi l’avancée des travaux. Il y a même mis sa patte en dessinant, entre autres, l’escalier qui mène aux chambres des enfants. Pas d’enchevêtrements inutiles, au rez-de-chaussée, les pièces s’alignent les unes après les autres pour offrir un espace pratique et facile à vivre. La cuisine a fait l’objet de toutes les attentions. Madame avait une exigence première : pas d’ouverture directe sur la salle-à-manger. Une porte coulissante sépare donc les deux endroits. Discrète et esthétique à la fois, elle permet de cacher l’éventuel désordre de ce lieu de vie. Chaque décision s’est appuyée sur une documentation fournie. Madame confie même avoir feuilleté une multitude de magazines de décoration afin d’y pêcher des idées. Bien qu’ayant quelques idées précises sur l’aménagement de leur cuisine, voulant surtout un espace confortable et une grande sobriété, ils en ont confié l’aménagement à un grand spécialiste du genre : Bulthaup. L’idéal pour éviter toute fausse note et profiter des conseils et du savoir-faire.

Ouverte sur le jardin avec de larges baies vitrées, la clarté naturelle de la pièce est accentuée par un mobilier blanc au design épuré. Pas de poignées apparentes, des façades laquées... Seul le plan de travail noir se prolongeant en table de cuisine crée un contraste dans cette pièce à la blancheur étincelante. Le coin repas placé au milieu peut accueillir toute la famille de manière conviviale et facile. L’univers y est moderne dans les moindres détails... Des sièges italiens, des suspensions discrètes, tout est de même tonalité. Matériaux stratifiés, chants soudés... Le mobilier allie finesse et robustesse. L’électroménager, les appareils techniques, ont été choisis avec l’aide du cuisiniste dans la gamme Gaggenau pour un mariage harmonieux. Ici, rien ne heurte le regard. La décoration est homogène. Les pièces à vivre sont d’ailleurs toutes recouvertes du même carrelage gris de chez Porcelanosa qui donne au sol un style béton ciré.

D’une grande simplicité, le salon ouvre sur la salle-à-manger et sur l’entrée. Tout en nuance, ici aussi, le gris et le blanc dominent. Canapé, fauteuils et meubles sont issus de la collection Ligne Roset trouvés chez le décorateur Billaud. Seule exception colorée dans cette maison moderne et délicate à la fois, le mur et le couloir qui longent l’escalier. La maîtresse de maison a totalement craqué pour un rose flamboyant, une fantaisie pleine de douceur. Profiter de leur maison été comme hiver, c’était la volonté de ce couple. Alors, pour parfaire cet endroit fonctionnel et joli, ils y ont installé une piscine intérieure, conçue par Espace Pis- cine, qui aux beaux jours, est baignée des rayons du soleil. Moderne et sobre, l’endroit est tout simplement ce qu’ils avaient imaginé.

 

BULTHAUP à La Roche-sur-Yon - Loizeau Eric Electricien à La Roche-sur-Yon
 - LBLF architectes Laure Brousseau et Laurent Feinte à La Roche-sur-Yon - Espaces Piscines à La Roche-sur-Yon et Sallertaine -Le Duramen à La Chaize-le-Vicomte

Essence baroque et esprit contemporain

Le 10 janvier 2018

Rêves d’Intérieurs – Edition 2012

Photos : Cécile Langlois

Textes : Jenny Launay

En 2005, Sandrine et William souhaitaient quitter le centre-ville des Sables-d’Olonne et cherchaient l’endroit idéal pour créer l’atmosphère de leurs rêves. C’est non loin du lac de Tanchet et du quartier des Présidents, qu’ils ont déniché une petite villa ancienne, qui ne demandait qu’à devenir grande.

L’architecte Frédéric Périot a été mandaté pour multiplier les volumes de l’habitation. Le couple désirait préserver et moderniser les vieilles pierres, mais aussi bénéficier de grandes pièces de vie, lumineuses. Avec une entreprise à gérer, de nombreux voyages d’affaires, deux petites filles et beaucoup d’amis à recevoir, les propriétaires devaient trouver la réponse à de multiples exigences. Les soixante mètres carrés au sol plus étage et grenier, du départ, ont trouvé leur extension dans le grand jardin, sur l’arrière de la demeure, laissant tout de même la place pour une piscine. Le maître de maison explique : « Au dos de la maison, il y avait deux pignons, en les voyant l’architecte a eu l’idée de génie de les garder, puis de les prolonger vers l’arrière. Cela donne toute son originalité au projet et un style unique ! » Trois années de travaux ont suivi, pour aboutir au résultat voulu. Une fois les choses rentrées dans l’ordre, cette « fondue » de la couleur rose s’en est donné à cœur joie avec sa teinte fétiche pour créer une ambiance éclectique, comme une traversée des siècles, interprétée au goût du jour.

Le rez-de-chaussée de l’ancienne maison a été astucieusement redistribué, à l’aide de séparations métalliques qui seront ultérieurement habillées par des panneaux de verre colorés réalisés par SOCOM à Olonne-Sur-Mer. Ainsi dès l’entrée, les enfants, deux fillettes, disposent de leur mini royaume. Elles peuvent accueillir leurs copines dans un véritable petit salon de jeu et profiter à loisirs d’un univers « so much girly ! » La partie gauche de ce nouvel espace d’accueil est organisée en bureau, y trônent deux meubles marins à tiroirs (Normandy, spécialiste à Brest du mobilier de paquebot) destinés à accueillir les papiers. Sur tous les sols de la maison, William a posé et poncé des planches de volige en pin, que Sandrine s’est ensuite chargée de les teinter et huiler. Le passage par une porte à imposte en mosaïque de verre, importée d’Inde, transporte l’imagination vers un lointain passé colonial. Le plan totalement ouvert qui distribue les espaces dédiés à la réception et aux repas laisse la lumière entrer à flots. L’organisation de l’ensemble, arrangé dans un style « baroque mais light ! » dixit Sandrine, permet de profiter pleinement des choix décoratifs effectués par les occupants. Tous les plafonds ainsi que les murs de la chambre parentale ont été peints par la société Patrick Burneleau de la Mothe Achard. Puis Sandrine a appliqué les patines colorées dans les tons prune et brun. La dynamique de l’escalier tournant en fer, fait sur mesure, attire irrésistiblement le regard alors que l’imposante hauteur de plafond est atténuée en douceur grâce à une multitude de lustres à pampilles. Ici et là sont déposées des malles en cuir, dégotées par Sandrine au fil de pérégrinations chineuses, comme un appel au voyage. Le regard suit son chemin en direction des nombreuses baies embrassant le jardin, à la rencontre des palmiers qui s’épanouissent au sud-est de la maison, laissant flotter un parfum d’exotisme.

Les radiateurs anciens ont été trouvés chez un brocanteur de Montreuil et peints de la même teinte que l’escalier. La dimension intemporelle de l’ensemble est préservée grâce aux meubles de métier De Kercoet qui jalonnent l’espace voué aux repas. Quatre chaises blanches en acrylique offrent un contrepoint tonique et actuel au meuble massif, servant à la fois de bar, de plan de travail et d’évier. Les accessoires inox de la cuisine ont été soigneusement sélectionnés par le maître des lieux qui officie là dans son domaine exclusif. Avec ses origines, à la fois Basques et Béarnaises, William aime concocter des petits plats pour toute la famille, mais aussi accueillir les copains « pour une bonne bouffe à la maison en regardant un match de rugby, par exemple ». Une judicieuse association entre un réfrigérateur élégamment revêtu de boiseries provenant du brésil et une table ornée de vaisselle originale, création de l’Italien Seletti, crée un lieu convivial. En point d’orgue à la contribution de l’ambiance hospitalière, l’étagère à bouteilles de vins de Kercoet reste bien garnie et visible, non loin de la table.

En arrivant au premier étage, une pause est suggérée par un fauteuil club, fabriqué par le Corrézien Bournas, et un palier de verre permet de voir le rez-de-chaussée. C'est ici que s'installe l'espace parental, dans le blanc éclatant des murs et des sols, en volige peinte toujours.  L'absence de cloison met en valeur la simplicité des lignes, imprégnées de luminosité naturelle. Les fonctions douche, dressing et bain s'articulent audacieusement dans la pièce, simplement délimitées par les accessoires. Indépendante, la baignoire aux courbes sophistiquées suggère des moments de contemplation à l'heure du bain. Le soir venu, les stores intérieurs vénitiens en bois apporteront l'intimité.

Les filles recèlent bien des secrets de princesses dans leurs royaumes respectifs, séparés par une salle de bains. Les meubles d'enfants ont été trouvés chez Blanc d'Ivoire. Plus haut encore, transformés en chambre d'amis, les combles ont gardé le charme délicat des temps anciens. L'élégance romantique du blanc, déclinée avec du linge signé Yves Delorme, apporte un cachet supplémentaire d'authenticité.

Jardin : mobilier, chaises et tables FERMOB à retrouver à la Menuiserie ou à Villa d’Azur à Challans ou Noirmoutier.
Le sol en grès blanc PORCELANOSA.

Peinture : Patrick Burneleau à La Mothe-Achard.
Meubles de métiers et chaises, www.dekercoet.com, à retrouver chez Meubles Ledoux à la Roche-sur-Yon.

Mobilier enfants : BLANC D’IVOIRE chez UN JOUR, UNE MAISON au Château d’Olonne. Architecte Frédéric Périot, aux Sables-d’Olonne.

Panneaux de verre, SOCOM à Olonne-sur-Mer.

 

Une maison de campagne au bord de la mer

Le 9 janvier 2018

Rêves d’Intérieurs – Edition 2012 

Photos : Cécile Langlois

Il y a plus de dix ans, la première visite de la maison n’était guère encourageante, elle était en très mauvais état. En revanche elle possédait un grand jardin, c’est précisément ce qui a poussé les nouveaux propriétaires à changer. Catherine a dû lutter contre ses réticences, faire confiance à son mari, le pari a été engagé, et la rénovation a commencé. 

L’essentiel d’abord, ne pas changer la disposition des pièces. Les peintures et autres travaux de décoration seront faits, ensuite, petit à petit... A l’étage, les quatre chambres sont disparates en superficie mais qu’importe, rien n’a bougé. L’une, toute petite, est de facture très simple : un lit, une commode... L’autre, celle de l’arrière-grand-mère, est immense. Ouverte sur le jardin, elle invite à la méditation. Difficile d’ailleurs de résister à son charme d’antan, l’armoire 1900 assortie au grand lit côtoie un petit lit d’enfant. Comme dans un grenier, les souvenirs sont là, dans chaque meuble.  

Pas de grandes marques de mobilier contemporain, ni de décorateur d’intérieur, chaque objet a été chiné, récupéré, hérité avec sa vie d’avant. Dans le couloir du haut qui mène à la salle de bains, le mur lambrissé arbore l’une des nombreuses collections de Catherine : des petits miroirs, qui se retrouvent aussi dans la salle de bains. On trouve dans l’escalier qui conduit à l’étage, une multitude de chapeaux de paille. Un délicieux mélange qui donne un air frais et marin à la fois.  

Au rez-de-chaussée, la salle-à-manger située entre l’entrée et la cuisine, est une pièce toute en longueur. La sobriété est de mise. Posée sur le sol en tomettes, ce qui fait of ce de table, servait autrefois à tailler les draps. Ce meuble, long, permet aujourd’hui d’accueillir amis et famille pour partager des moments conviviaux. Et là, autre ambiance, autre collection... Ce sont les assiettes à dessert qui s’exposent, toutes différentes. Dans la cuisine, les placards sont tout simplement uniques et ingénieux. Des petites niches avec clapets, aménagées dans les murs très épais servent de rangement. De la récupération de meubles donne un côté vieillot. A l’intérieur comme à l’extérieur, cette maison de vacances est pleine de charme. La cour avec son puits prend des allures de patio l’été et devient une pièce à part entière où il fait bon vivre et recevoir avec une vue imprenable sur les marais salants. Calme, cette demeure est un véritable havre de paix pour qui sait l’apprécier. Un petit coin de paradis si proche de la mer, sans que rien vraiment, ne rappelle sa présence, si ce n’est un brin d’air iodé. 

Caminus Atlantique : Faire feu des idées

Le 22 décembre 2017

Rêves d’Intérieurs – Edition 2011

Qu’une chemine agrémente le salon est une chose classique. Qu’elle soit conçue par Dominique Imbert ou Gilles Heissat l’est beaucoup moins. Caminus Atlantique est le fournisseur nantais de ces deux gammes prestigieuses. La première est célèbre depuis 35 ans sous le nom de Focus pour ses foyers en fonte suspendus, accrochés au mur ou encastrés. Parce que le concepteur de la gamme est aussi sculpteur sur bronze, il propose d’orner à volonté le devant de la cheminée d’une sculpture mobile qui dissimule le foyer.

La deuxième, la gamme Gilles Heissat doit sa réputation, o combien légitime, à ses modèles uniques imaginés avec chaque client en choisissant parmi un large panel de bois, cuir, métal et verre. Même l’aspect de chaque matériau est travaillé et personnalisé tel l’inox qui sera sablé ou brossé. Des modèles contemporains et de créations uniques. Rendez-vous chez Caminus Atlantique.

Caminus Atlantique
29 rue Jean Jaurès 44000 Nantes
02 40 75 25 48
www.caminus-atlantique.com

En Brière

Le 12 décembre 2017

Photos : Cécile Langlois
Textes : Léa Clémence

Rêves d’Intérieurs – Edition 2015

Entre Guérande et Saint Lyphard, au cœur du parc naturel de Brière, se trouve le hameau de Kerbourg. C’est là, dans cette ancienne ferme, qu’Annie et Daniel ont choisi de poser leurs bagages.

En 1975 ce couple souhaitaient respirer à la fois l’air de la campagne et de la mer et profiter d’un habitat spacieux possédant le charme des maisons de caractère. C’était alors un vrai pari, il fallait que l’imagination soit au rendez-vous car le toit en chaume de cette pittoresque bâtisse s’était écroulé et le sol était en terre battue. Comme toutes les chaumières briéronnes, ses murs sont bas, percés en façade d’une porte, d’une fenêtre et d’une lucarne à la hauteur du grenier. Ses dimensions sont modestes - 70 m2 au sol. C’est ce qui a conduit le couple à acquérir une maison attenante pour accroître l’espace habitable et installer l’atelier d’ébénisterie de Daniel.

Les travaux ont duré trois ans. Il fallait notamment respec- ter les contraintes architecturales liées à la proximité des espaces protégés du parc naturel de Brière... Qu’à cela ne tienne, une bonne dose d’énergie et l’aide de copains leur ont permis de réaliser eux- mêmes la majorité des travaux. Evidemment, quelques professionnels sont intervenus comme Christophe Anezo, chaumier, dont ils ont apprécié la qualité relationnelle et le savoir-faire.

Annie et Daniel aiment le beau, le travail bien fait mais la relation à l’autre a aussi une place importante dans leur vie. C’est ce qui a, en partie, guidée la conception de leur chaumière.

« Il y a toujours beaucoup de passage à la maison. Nous accueillons même deux à trois fois par an des soirées théâtre ou des concerts. Pour moi, une maison, c’est un lieu de convivialité », dit Annie. Le couple désirait donc de grands espaces. Ainsi, la cuisine et le salon du rez de chaussée occupe 70 m2, de quoi véritablement accueillir leurs invités et s’adonner au plaisir de cuisiner avec des produits locaux.

Un autre critère important pour eux, c’est la lumière. Tout a été pensé pour qu’elle inonde le plus possible l’habitation : les baies vitrées à l’arrière, les peintures blanches sur les murs, les parquets d’un léger gris ou en châtaigner clair dans les chambres du premier étage.

Côté décoration, Annie ne voulait pas « d’une maison chichiteuse, une maison musée. Une maison, c’est fait pour vivre. J’aime le beau mais je ne me demande pas chaque matin où placer tel objet ». Même si elle et son mari aiment harmoniser les espaces en créant des univers différents dans chaque pièce, il n’était pas question de tout acheter. Sensible depuis longtemps au développement durable, Ils ont donc meublé leur maison au gré de leurs coups de cœur soit en chinant, soit en recyclant, soit en détournant. Ils ont aussi adopté cette démarche en choisissant le chaume pour la toiture, le bois pour le chauffage ainsi que pour les sols et les cloisons à l’étage. Il n’y a, pas de plâtre dans la maison, que des matériaux nobles pour accompagner la pierre.